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Le Conseil des ministres adopte le plan d’action du Gouvernement

Le Conseil des ministres adopte le plan d'action du Gouvernement

Le Conseil des ministres adopte le plan d'action du gouvernement

ALGER le 14 juin 2017- Le Conseil des ministres, réuni ce jour à Alger sous la présidence de Monsieur le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a examiné et adopté le Plan d'action du Gouvernement de M. Abdelmadjid Tebounne.

Ce Plan d'action qui sera présenté prochainement devant l'Assemblée populaire nationale (APN), s'inscrit dans la continuation de la mise en œuvre du programme du président de la République.

Il s'articule notamment autour du renforcement de l'Etat de droit, des libertés et de la démocratie, ainsi que la consolidation de la bonne gouvernance, la promotion de l'identité nationale et la préservation de la mémoire.

Concernant les volets économiques et financiers, la modernisation des finances publiques et du système bancaire, l'assainissement de la sphère économique et la promotion de l'investissement et la valorisation de toutes les richesses du pays, figurent parmi les axes de ce Plan d'action.

L'amélioration du cadre de vie par l'offre de logements, l'accès aux énergies et à l'eau, et la préservation de l'environnement, l'amélioration du système national d'enseignement et de formation et la valorisation de la recherche scientifique et la modernisation du système national de santé, constituent aussi des priorités pour le gouvernement du nouveau Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune.

Au plan social, le Plan d'action met l'accent sur la préservation du système national de sécurité sociale et de retraite, la promotion de l'emploi, le renforcement des mécanismes de solidarité nationale, ainsi que la poursuite de la prise en charge des catégories sociales aux besoins spécifiques.

Plan d'action économique du Gouvernement :

Promotion de l'investissement et maîtrise des finances publiques

Plan d'action économique du gouvernement: promotion de l'investissement et maîtrise des finances publiques

Le Plan d'action du nouveau Gouvernement, adopté ce jour par le Conseil des ministres présidé par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a insisté dans son volet économique sur la promotion de l'investissement et la maîtrise des finances publiques pour préserver les grands équilibres des finances de l'Etat dans un contexte de baisse des cours de pétrole.

Présenté par le Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, ce Plan d'action se situe dans la continuation de la mise en œuvre du programme du Président Bouteflika.

S'agissant des volets économique et financier, il s'articule sur la modernisation des finances publiques et du système bancaire, l'assainissement de la sphère économique et la promotion de l'investissement, ainsi que la valorisation de toutes les richesses du pays.

L'amélioration du cadre de vie, par l'offre du logement, l'accès aux énergies et à l'eau et la préservation de l'environnement, est également parmi les principaux objectifs fixés par l'Exécutif.

Intervenant après l'adoption de ce Plan d'action du gouvernement, le président de la République a relevé que "la crise des prix du pétrole s'installe dans la durée et nous impose des défis majeurs, exigeant notamment la dynamisation des reformes à mettre en place", note le communiqué. Dans ce contexte, M. Bouteflika a souligné "la nécessité de poursuivre la mise en œuvre de la politique de rationalisation budgétaire adoptée en 2016 pour redresser les finances publiques à l'horizon 2019".

Pour ne pas trop impacter les programmes publics d'investissements, le Chef de l'Etat a invité le gouvernement "à promouvoir des financements internes non conventionnels qui pourraient être mobilisés pendant quelques années de transition financière". Insistant sur le nécessité de préserver la souveraineté économique du pays, il a aussi instruit le gouvernement "d'éviter le recours à l'endettement extérieur et de contenir davantage encore le volume des importations de biens et services à l'effet de préserver les réserves de change du pays".

M. Bouteflika également chargé le gouvernement "de poursuivre la mise en place du Nouveau Modèle de Croissance Economique adopté en 2016 par le Conseil des ministres, y compris son volet de réformes pour l'amélioration de l'environnement de l'investissement, et la modernisation du système fiscal, des banques publiques et du marché financier".

De surcroît, le président a invité le gouvernement "à valoriser davantage toutes les ressources et richesses dont dispose le pays, y compris les hydrocarbures fossiles conventionnels et non conventionnels, ainsi que les énergies renouvelables".

Le président Bouteflika appelle à la poursuite de la mise en œuvre du Nouveau modèle de croissance économique

 

Le président Bouteflika appelle à la poursuite de la mise en œuvre du Nouveau modèle de croissance économique

A l'issue de l'adoption du Plan d'action du gouvernement par le Conseil des ministres qu'il a présidé, le Chef de l'Etat a chargé le gouvernement "de poursuivre la mise en place du Nouveau Modèle de Croissance Economique adopté en 2016 par le Conseil des ministre, y compris son volet de réformes pour l'amélioration de l'environnement de l'investissement et la modernisation du système fiscal, des banques publiques et du marché financier".

Le Nouveau Modèle de Croissance Economique, qui s'étalera jusqu'à 2030, sera exécuté en trois phases avec pour objectif d'atteindre une croissance soutenue du PIB hors hydrocarbures de 6,5% par an entre 2020 et 2030.

La première phase (2016-2019) sera consacrée au décollage de cette nouvelle politique de croissance, tandis que la deuxième phase (2020-2025), dite de transition, permettra la réalisation du potentiel de rattrapage de l'économie, qui sera suivie de la phase de stabilisation ou de convergence (2026-2030), à la fin de laquelle l'économie nationale épuisera son potentiel de rattrapage et les différentes variables de l'économie convergeront vers leur valeur d'équilibre.

Ainsi, ce nouveau modèle se fonde sur une politique budgétaire "rénovée" avec l'amélioration de la fiscalité ordinaire et une mobilisation de ressources financières supplémentaires, pour faire face à "la crise des prix du pétrole qui s'installe dans la durée", tout en privilégiant l'investissement à forte valeur ajoutée.

Cette politique budgétaire repose sur une "réduction sensible" du déficit du Trésor à l'horizon 2019 et sur une mobilisation de ressources additionnelles sur le marché financier local, à l'image de l'emprunt obligataire, lancé en avril 2016.

Concernant les investissements, ce Nouveau Modèle de Croissance Economique vise à privilégier les investissements publics notamment ceux destinés aux infrastructures générant un effet d'entraînement sur les capacités productives du pays.

Il s'agit également d'investir dans les secteurs à forte valeur ajoutée tels que les énergies renouvelables, l'agro-industrie, les services, l'économie numérique et celle du savoir, l'industrie en aval des hydrocarbures et les mines.

Le nouveau modèle de croissance s'appuie, en outre, sur la reprise de la production des hydrocarbures, une stimulation de la création d'entreprises par la poursuite de l'amélioration du climat des affaires et l'ouverture des secteurs non stratégiques à l'investissement privé et public ainsi que la promotion des exportations hors hydrocarbures.

Afin de soutenir cette dynamique de transformation de l'économie visée par le modèle de croissance, une nouvelle loi sur l'investissement a été promulguée afin de garantir un cadre réglementaire stable, transparent et cohérent aux investisseurs et promouvoir les investissements directs étrangers (IDE).

La loi relative à la Petite et moyenne entreprise (PME) a subi, elle aussi, de larges modifications pour mieux appuyer et soutenir cette catégorie d'entreprises et développer une plateforme de sous-traitance. Outre ces deux grands dossiers législatifs, le dispositif de soutien aux entreprises a été également renforcé par d'autres textes de lois comme ceux de la normalisation et de la métrologie dans l'objectif d'améliorer la compétitivité des entreprises algériennes.

Les lois de finances approuvées ces dernières années viennent aussi soutenir cette démarche à l'instar de la loi de finances de 2017 qui a introduit de nouveaux allégements et incitations fiscaux au profit de l'entreprise et de l'investissement en général.

Cette loi prévoit, en effet, d'aider financièrement les entreprises en difficulté à travers le rééchelonnement de leur dette fiscale sur une période n'excédant pas 36 mois.

La même loi proroge, par ailleurs, le Programme de conformité fiscale volontaire (MCFV) jusqu’au 31 décembre 2017, au lieu du 31 décembre 2016 initialement.

Lancé au titre de la loi de finances complémentaire 2015, le MCFV vise à encourager les personnes physiques activant dans le secteur informel à transférer leur argent vers les banques contre une taxe forfaitaire de 7%.