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La production industrielle du secteur public en légère hausse au 2ème trimestre 2017

 

 

La production industrielle du secteur public a enregistré une hausse de 2% au deuxième trimestre 2017 par rapport au même trimestre de 2016, situant le taux de croissance au 1er semestre 2017 à 1,1%, a appris l’APS auprès de l’Office national des statistiques (ONS).

Cette hausse a été essentiellement tirée par les secteurs, respectivement, des bois et papiers, de l'énergie et de l'agroalimentaire, alors que des contre performances ont été enregistrées dans le secteur des industries sidérurgiques, métalliques, mécaniques, électriques et électroniques (ISMMEE), ainsi que celui des industries chimiques, des cuirs et chaussures.

La production dans le secteur de l’énergie a été marquée par une croissance de 8,8% au 2ème trimestre par rapport au même trimestre 2016, taux largement supérieur à celui relevé au 2ème trimestre 2016 par rapport à celui de 2015 (+4,9%).

Toutefois, les hydrocarbures ont connu une stagnation au 2ème trimestre par rapport à la même période de l'année 2016, situant la variation du semestre à 1,3% par rapport au 1er semestre 2016. 

La production du pétrole brut et du gaz naturel a augmenté de 2,5% : un relèvement de la production a caractérisé la liquéfaction du gaz naturel avec une hausse de 2,4% au 2ème trimestre.

En revanche, le raffinage de pétrole brut a accusé une baisse de 12,4% sur la période avril-juin 2017 par rapport à la même période de l'année écoulée, précise l'ONS.

Mais de tous les secteurs industriels, la plus forte croissance a encore été observée dans les industries des bois et papier avec une hausse de 9,1% au 2ème trimestre 2017.

Cette évolution a été induite par les activités de l’industrie de l’ameublement avec une hausse de près de 82% et celle du liège avec une augmentation de près de 60%.

Mais une baisse a été enregistrée dans la menuiserie générale et les biens intermédiaires (-56,3%) et la fabrication et transformation du papier (-16,1%).

Poursuite de la hausse des industries agro-alimentaires

Concernant les industries agro-alimentaires, leur production a poursuivi sa tendance à la hausse de l'ordre de 4,3%. Cette hausse est tangible au niveau du travail de grains qui a enregistré un nouvelle performance de 18%, similaire à celle observée au 1er trimestre 2017 (+18,1%).

Un relèvement de la production a également caractérisé la filière des matériaux de construction avec une hausse de 5,6%, tirée particulièrement par la fabrication des liants hydrauliques dont la production a augmenté de 12,8%.

Par ailleurs, le secteur des mines et carrières a enregistré une baisse de 5,7%, proche de celle observée au trimestre précédent (-5,5%). 

Ainsi, à l'exception de l'extraction du minerai de fer qui a inscrit une croissance de 18%, le reste des activités relevant de ce secteur a affiché des baisses.

 

Les ISMMEE n'arrivent pas à décoller

 

Les industries sidérurgiques, métalliques, mécaniques, électriques et électroniques ( ISMMEE) ont continué dans une trajectoire descendante avec une baisse de 9,1%, même si elle a été de moindre ampleur par rapport au 1er trimestre 2017 (-12,5%), résultant du recul du niveau de production engendré par certaines activités.

Les seules filières de ce secteur qui ont échappé à la baisse sont celle de la sidérurgie et transformation de la fonte et acier (+19,6%) et celle des biens d’équipement métallique (+14,5%). 

Quant aux industries chimiques, elles ont enregistré une baisse de 18,2%, qui a été perceptible au niveau de l'ensemble des activités relevant du secteur.

Pour ce qui est des cuirs et chaussures, leur production a observé une baisse de près de 27%. Ce résultat est perceptible au niveau des biens intermédiaires. En revanche, les biens de consommation de ce secteur a marqué un relèvement de près de 11%. 

Concernant les industries textiles, elles ont enregistré une décroissance de 8,7% au 2ème trimestre 2017. Le principal facteur de cette tendance baissière est la fabrication des biens intermédiaires dont la production a chuté de 17%, contrairement aux biens de consommation qui ont inscrit un redressement appréciable de 12,8%.